FIN DE PAGE

Posté par LaPage le 26 juillet 2011

LaPage n’est pas et ne sera jamais infinie. Ceux qui voudraient continuer de la lire devront tourner celle-ci et se rendre à LaPage3 : http://lapage.unblog.fr/

Je vous en remercie !

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Jonathan DEE

Posté par LaPage le 5 juillet 2011

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LaPage où s’asseoir et boire entouré de plantes

 

 

Les privilèges de Jonathan DEE aux éditions Plon.

Une famille new-yorkaise cela existe. Pour cela, elle doit être au-dessus de toute préoccupation financière. Ce qui, dans ce roman, est on ne peut plus le cas.

Commençons par le père, un virtuose de la finance, adoubé par son grand patron dont il parvient à s’extraire en coupant le lien père-fils spirituel auquel il se sent irrémédiablement attaché.

Les années passent (Jonathan Dee procède par bonds), le mariage, les enfants, les amis viennent tour à tour grossir cette saga plutôt dense d’une étrange famille.

A présent, voyons la mère, une très belle femme, dont l’épanouissement atteint ses limites dans la gestion des multiples associations caritatives qu’elle soutient (financièrement cela va de soi).

Les enfants ?

La fille apprendra bien vite que l’on ne naît pas impunément ultra-riche. Drogues et dépendances sont le lot de ses premiers émois sociaux conclus par un bénin accident de la route.

Le fiston ?

Une belle tentative d’évasion par l’art accompagné d’une réelle fascination pour la production d’artistes brut(e)s. Echec sur toute la ligne.

La brutalité de Jonathan Dee appartient à celle du monde de l’argent, ses dissections psychologiques ne sont tout compte fait qu’une démonstration délibérément glaçante issue de la logique des puissants, dotés certainement d’un coeur mais qui au-delà de leurs sentiments pourtant sincères, les considèrent rapidemment dépassés et de ce fait irréalisables.

Les scènes finales du roman procurent la forte et désagréable impression que cette soumission à l’argent et aux « privilèges » que celui-ci apporte, ne résulte en fin de compte qu’à une quête toujours plus vaine et décevante du bonheur. Nulle surprise donc de ce coté-là.

F.B.

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Hervé Le Corre

Posté par LaPage le 28 juin 2011

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LaPage pour obliger le patron

 

Derniers retranchements d’Hervé Le Corre aux éditions Rivages noir.

 

Les histoires d’Hervé Le Corre ne transigent pas avec leur titre, une certaine sècheresse pourrait bien leur être imputée.

Pas de gras comme l’assène le vieil adage qui colle au genre dit de la nouvelle mais cette affirmation concoctée puis élaborée par une approche délétère du climat social ne peut que réveiller l’animal en nous et sa volonté de survie peu avant qu’il ne soit acculé à ces fameux derniers retranchements et qu’il doit mordre, griffer et tuer.

Le déplacement effectué par Hervé Le Corre incite à la méfiance, nous pourrions, vous et moi, annihiler le pacifisme de règle, tel qu’on nous l’instruit et qui, malheureusement, est contrarié et contredit de mille et une façons.

Soyons clairs, la lecture d’Hervé Le Corre est bénéfique. Ici, l’humanité est sondée comme peut d’autres écrivains parviennent à le faire. Cette réussite-là tient avant tout à une compréhension intime de l’humain et de ses limites.

F.B.

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Joseph INCARDONA

Posté par LaPage le 14 juin 2011

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LaPage humaine

 

220 Volts de Joseph INCARDONA aux éditions Fayard.

 

Une petite décharge de rien du tout, un truc qui vous endort ne serait-ce que cinq minutes et vous voilà, au réveil, tout ravigoté, prêt du moins à écrire ce satané roman que votre éditeur vous réclame depuis des semaines.

Joseph Incardona s’est habilement glissé dans la peau d’un écrivain à succès en panne d’inspiration. Les méthodes habituelles, mise au vert, remise en condition physique ne lui serve qu’à exacerber les conflits latents avec sa femme, superbe au demeurant et qui suscite chez lui une ardeur sexuelle renouvelée depuis cette fameuse décharge de 220.

Joseph Incardona a le bon goût de ne pas s’attarder sur le somnambulisme de son héros qui a néanmoins une importance notoire sur la suite plutôt jouissive de son histoire dès lors qu’il va s’agir de camoufler un acte incompréhensible et incroyable.

L’humour de Joseph Incardona atteint alors une forme d’apothéose en dénichant des comportements typiquement suisses au coeur de son brassage équivoque des genres.

 

F.B.

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Jean-Pierre SALGAS

Posté par LaPage le 8 juin 2011

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LaPage contre les poètes, pour les acteurs

 

Gombrowicz, un structuraliste de la rue de Jean-Pierre SALGAS aux éditions de l’Eclat.

Gombrowicz Witold, un polonais exilé à Buenos-Aires, Paris et Saint-Paul de Vence, soulève une admiration sans faille de la part de celui qui est devenu son plus brillant commentateur (sucesseur digne de Dominique de Roux).

Certes, il est quelque peu ardu de suivre complètement le déroulé de ses fines analyses sur l’oeuvre mais on se délecte de lire cet atomiseur en chef des broutilles intentées à son maître, quelles soient politiques (W.G. quitte par chance la Pologne en 1939 pour ne plus y revenir (heureux hasard de l’histoire qui ne l’empêche pas de railler le nationalisme montant d’un pays tiré à hue et à dia par une somme d’envahisseurs venus de l’ouest puis de l’est)), littéraires (avec un juste goût pour la provocation « Lundi moi, mardi moi, mercredi moi… » (extrait ou condensé de son journal quand, ailleurs, l’immaturité se voit érigée en chef d’oeuvre via Ferdydurke, premier roman de Gombrowicz)) ou religieuses (par le catholicisme fervent des polonais dont nous avons receuilli récemment la preuve avec un pape canonisé).

In fine Jean-Pierre Salgas encense l’ultra modernité de son Grantécrivain et encourage la lecture de tous ses écrits (romans, pièces, essais, journaux mais point de poésie, à LaPage on comprendra pourquoi).

F.B.

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Gérard MANSET

Posté par LaPage le 24 mai 2011

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LaPage Ray-Ban ?

 

 

Visage d’un Dieu Inca de Gérard MANSET aux éditions de l’Arpenteur.

Monsieur Manset Gérard n’a jamais cherché à faire croire qu’il était une personne facile ni qu’il appartenait à la frange magistrale de nos hérauts de la chanson française.

C’est qu’il parcourt la terre en solitaire sauf quand il vit à Paris et qu’il désire laisser un témoignage prégnant de sa collaboration à l’album ultime d’Alain Bashung Bleu pétrole.

Le cercle pointilleux des grands chanteurs est alors évoqué et pas seulement. « Alain » apparaît, disparaît, un parallèle des carrières Manset/Bashung se profile, des rendez-vous aussi qui paraissent plus ou moins secrets.

Quelle principale motivation pour ce livre sinon la fierté de 3 titres + 1 (Comme un légo, Je tuerai la pianiste, Vénus et Il voyage en solitaire) sobrement célébrés par l’entremise du travail de parolier endossé par Manset.

Les coulisses exploitées de la chanson française et de son milieu parfaitement connu et décrypté gagnent peu à peu un sentiment de légende et d’approbation  qui nous conduisent vers une réalité  plus proche et peut-être plus triste de la condition d’artiste de Manset/Bashung conciliés.

 

F.B.

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Paul HARDING

Posté par LaPage le 19 mai 2011

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LaPage du tic-tac

 

 

Les foudroyés de Paul HARDING aux éditions du Cherche midi.

 

 

Soyons sûrs de méconnaître le monde. Ici  un écrivain américain inconnu nous l’apprend  par l’histoire familiale des Washington, Howard et George principalement.

Le mécanisme naturel par lequel ces deux hommes ont entrepris de traverser le temps qui les propulsa vers la folie ne peut être résumé ni expliqué.

Il y a des épiphanies  joyeuses ou terrifiantes, fébriles ou apaisantes que l’univers se charge d’envoyer dans sa perfection anachronique.

Paul Harding lui aussi a été foudroyé par sa prose et par sa poésie.

L’éclatement total de son roman est à ramasser comme on veut pour en faire un bouquet de fleurs sauvages du printemps.

 

F.B.

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Dominique MANOTTI & DOA

Posté par LaPage le 11 mai 2011

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LaPage type Ikea

 

 

L’honorable société de Dominique MANOTTI & DOA aux éditions Gallimard, série noire.

 

 

Le style sec et acéré de cette association renvoie directement à une école au demeurant assez stricte du polar français disons le gauchiste et assez adroitement utilisé pour mettre au point la narration d’une campagne électorable trouble mâtinée d’une enquête policière chez les ultras écolos.

Il fallait du doigté pour ne pas tomber dans l’illustration caricaturale de différentes strates très actuelles du monde politico affairiste qui nous régit. La démonstration se révèle passinante au détriment d’une intrigue dont on sent l’inéluctable final. Peu importe, le miroir reflétant du scénario sociétal est juste et inquiétant. La nervosité ambiante est contemporaine des mois à venir, pourvu que ça dure…

 

F.B.

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Naomi ALDERMAN

Posté par LaPage le 3 mai 2011

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LaPage de quatre cent mètres

Mauvais genre de Naomi ALDERMAN aux éditions de l’Olivier.  

 

Les amis de mes amis sont mes amis surtout si celui qui édicte cet adage pèse une fortune colossale, alors la pénétration d’un monde issu d’une classe très favorisée réclame une attention voire des précautions de tous les instants. Voilà toute la problématique du jeune et néanmoins très beau James courtisé par une douce jeune femme prénommée Jess qui l’introduit dans l’une des maisons familiale du très préoccupant Mark.

Ajoutons une kyrielle d’amis  qui vont investir la vaste demeure de Mark pour y préparer le plus sereinement possible, financièrement parlant, leurs examens.

Notons tout de même que les dits examens se déroulent à Oxford.

La vie du beau James vire alors dans une escalade problématique de sentiments contradictoires liés au comportement du bien trop généreux Mark.

Jusqu’où l’amitié exacerbée de Mark peut-elle être contenue ?

Les moteurs narratifs de Naomi Alderman procurent des sensations telles que l’on ne sait jamais ce qui va se produire à la page d’après. Oxford et l’impression que bon nombre de ses étudiants semblent ne pouvoir  être à la hauteur des attentes des professeurs sont impeccablement décrite.

Pourquoi le Grand Meaulnes et Bret Easton Ellis s’immiscent dans les comparaisons possibles avec Alderman alors qu’il ne s’agit que d’un roman anglais de plus, un peu plus sensible et plus vibrant que les autres. ?

 

F.B

 

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Michel PLESSIX

Posté par LaPage le 21 avril 2011

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LaPage aux océans infinis

Le vent dans les saules t.1 Le bois sauvage (d’après le roman de Kenneth Grahame) de Michel PLESSIX aux éditions Delcourt.

Réussite absolue que cette adaptation du chef d’oeuvre de Kenneth Grahame par Michel Plessix, un dessin qui donne finement à voir l’univers enchanté d’un contemporain de Lewis Carroll et qui demeure aujourd’hui un illustre inconnu dans nos contrées franchouillardes or nous devons nous incliner humblement devant cette ode au monde champêtre fourmillant de créatures imprévisibles, délirantes et pacifiques. Merci à Michel Plessix de s’être immergé dans l’oeuvre classique du génial anglais, de ne l’avoir point trahi et d’y avoir même consacré une série d’albums jusqu’à en inventer une de toute pièce Le vent dans les sables tant le plaisir a du être fort de prolonger l’invisibilité.

 

F.B.

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